Le Chêne Charles-Louis Philippe

A partir de 1931, furent donnés à des arbres de la forêt de Tronçais  des noms de personnalités. Celui de Charles-Louis Philippe fut classé en 1937. Pour l’écrivain, les arbres portent au bien être. Il les aime comme des amis. Cet arbre se trouve à deux pas  du Rond Gardien (centre de la forêt) sur la route de Lurcy-Lévis. Il est proche de celui d’Emile Guillaumin, écrivain né et mort à Ygrande.

Quelques phrases de Charles-Louis Philippe…

Les chênes de la forêt n’ont pas des manières très douces, mais ils entrent pourtant en relations avec leurs voisins. Ils tendent une grande branche longue comme une gaffe pour accrocher le chêne d’à côté et voudraient l’approcher un peu de leur tête. Les chênes de la campagne sont en boule comme des hérissons . Les chênes de la forêt ont beaucoup de bras.

Il y a deux sortes de chênes. Les chênes de la campagne sont des ours. On ne les émeut pas facilement. J’ai connu des paysans qui leur ressemblaient. Ils vivent seuls.

Ce que j'aime le plus au monde,
les feuillages....

Les arbres ont besoin d’air calme pour s’épandre pendant l’été et pour méditer pendant l’hiver. Nous sommes pareils aux arbres.

Et je me suis couché à l’ombre des arbres, seul à tous les âges de ma vie, et j’ai lu les livres qu’il fallait lire, et j’ai pensé et j’ai senti que les branches m’aimaient lorsqu’elles berçaient l’air entre leurs feuilles.

Je vais travailler tous les matins dans un petit bois de sapins…C’est mon cabinet de travail. Il y fait un silence complet.
La forêt est très belle aussi, je m’y assieds pendant longtemps, on croirait qu’on entend glisser les nuages.